Numérique responsable : tout comprendre sur cette notion

Temps de lecture : 6min 9sec

Saviez-vous que le digital a lui aussi un impact négatif sur l’environnement ? Qu’une recherche sur Google émet du CO2 ? Qu’on pollue en envoyant 20 mails par jour ? La dématérialisation permanente nous empêche de voir ce qui se cache derrière notre consommation numérique. Et pourtant, les conséquences sont nombreuses : gaz à effet de serre, surconsommation d’énergie, production de déchets peu recyclables, raréfaction des matières premières… Il est encore temps d’inverser la tendance en se lançant dans le numérique responsable ! Définition, utilité, conseils pratiques, on vous explique tout.

 

Le numérique responsable, qu’est-ce que c’est ?

L’enjeu de l’écologie numérique est simple : améliorer l’empreinte environnementale, sociale et économique des NTIC (Nouvelles Technologies d’Information et de Communication). Pour vous aider à vous y retrouver plus facilement, voici quelques termes qui reviennent souvent dès qu’on s’intéresse à l’écologie digitale :

  • La Green IT, ou Green Technologie, qui regroupe toutes les actions mises en place par le DSI (Directeur des Services Informatiques) pour réduire l’impact du numérique.
  • La sobriété numérique, une démarche qui incite à utiliser plus raisonnablement tous les appareils technologiques.
  • Le low-tech qui propose des systèmes de technologie plus simples et durables, en opposition aux derniers objets high-tech.

 

Pourquoi c’est important d’avoir une consommation numérique responsable ?

Des dizaines d’onglets ouverts sur notre ordinateur, les notifications qui s’enchaînent sur notre smartphone, les e-mails qui s’entassent sur notre messagerie en ligne, la vidéo qui tourne en fond sur YouTube, la tablette en train de charger dans un coin de la pièce… Tout cela fait partie de notre quotidien 2.0. Le stockage des données ou l’envoi d’un mail a beau être invisible à nos yeux, les impacts sur la planète sont bien réels !

 

Pour réduire notre impact environnemental

D’après une étude récente de l’ADEME, le numérique est responsable d’environ 4 % des émissions de gaz à effet de serre. Et quand on sait que les transports aériens mondiaux représentent 2 % des émissions mondiales de GES sur un an, ce n’est pas rien !

Ces chiffres risquent en plus d’augmenter dans les années à venir. Dans le monde, nous sommes actuellement 3 milliards à utiliser les outils numériques. D’ici 2030, on pourrait atteindre les 4 milliards d’utilisateurs.

Le digital est également à l’origine d’une source importante de déchets. Quand on achète un nouveau smartphone, un ordinateur ou un écran plat 4K, on a tendance à oublier le cycle de vie du produit en question. Pourtant, la fabrication nécessite inévitablement l’extraction des matières premières. Quant à la fin de vie du produit, elle génère elle aussi des émissions de CO2. L’empreinte carbone (ou l’empreinte numérique) peut donc vite grimper !

 

Pour préserver les ressources de notre belle planète

La fabrication de nos appareils électroniques est l’étape la plus énergivore dans le cycle de vie d’un produit.

Extraction et transport des matières premières, fabrication des pièces détachées, assemblage, transport jusqu’aux différents pays de distribution…

Les énergies fossiles carburent sans cesse, sans compter la perturbation des écosystèmes et la pollution des sols liée à l’extraction des métaux.

Un smartphone contient par exemple près de 50 métaux différents, non renouvelables et difficilement recyclables : de l’indium, du tantale, du gallium, etc.

Plus nos téléphones deviennent performants, plus leurs composants sont complexes. Et c’est bien tout le problème ! Tout semble dématérialisé alors qu’on utilise de plus en plus de matières premières.

 

Quelques chiffres clés pour prendre conscience de notre impact écologique

Même si vous n’êtes pas un.e passionné.e des mathématiques, les chiffres sont parfois beaucoup plus parlants (et effrayants) :

  • La production d’une télévision génère 350 kg de CO2 et nécessite l’extraction de 2,5 tonnes de matières premières, soit l’équivalent d’un aller-retour Paris/Nice en avion.
  • Il faut 22 kg de produits chimiques, 1,5 tonne d’eau et 240 kg de combustible pour fabriquer un ordinateur.
  • 34 milliards de téléphones, tablettes et ordinateurs sont actuellement utilisés à travers le monde.
  • Une donnée numérique (e-mail, téléchargement, streaming vidéo, etc.) parcourt environ 15 000 km.
  • En 30 ans, la durée d’utilisation d’un ordinateur a été divisée par 3.
  • 85 % des ordinateurs endommagés pourraient être réparés plutôt que remplacés.

 

Les 3 éco-gestes à adopter pour réduire la pollution numérique

Un.e Refresher ne se contente pas de bien choisir ses appareils électroniques, il ou elle met aussi en place plein de bonnes pratiques écologiques. Comme tout est une question d’habitude, il suffit d’avoir les bons réflexes !

 

1 – Conserver ses appareils électroniques le plus longtemps possible

Votre smartphone fonctionne toujours ? Votre écran plat vous garantit de belles soirées Netflix même s’il n’est pas assez grand à votre goût ? Alors ne tombez pas dans le piège du marketing et des publicités qui nous assaillent à longueur de journée ! Si votre téléphone est cassé, ne profitez pas forcément de l’occasion pour le remplacer directement par le dernier iPhone. Tentez de le réparer et vérifiez la garantie.

Même les appareils reconditionnés sont sous garantie, alors il vaut mieux se renseigner avant d’acheter un nouveau modèle. En parlant d’appareils reconditionnés, c’est la solution idéale si vous devez vraiment acheter un nouveau mobile. Moins polluant, moins cher, durée de vie prolongée… Que demander de plus ?

 

2 – Passer moins de temps sur Netflix et YouTube

Difficile d’imaginer qu’une soirée de binge-watching peut avoir un impact sur l’environnement. Et pourtant, la vidéo en ligne est responsable de 300 millions de tonnes de CO2 par an.

Pour y remédier, vous pouvez par exemple :

  • Privilégier le téléchargement au streaming, aussi bien pour les vidéos que pour la musique ;
  • Éviter la 4G pour visionner des films et utiliser le réseau Wi-Fi, bien moins énergivore que le réseau 4G ;
  • Choisir une basse définition plutôt qu’une vidéo en 1080p.

 

3 – Surfer plus raisonnablement sur le web

Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez commencer par installer un moteur de recherche éco-friendly comme Ecosia ou Lilo.

Ensuite, prenez le réflexe de taper directement l’adresse du site qui vous intéresse, de créer des favoris et de faire le tri régulièrement dans votre boite mail.

Vous pouvez aussi en profiter pour vous désinscrire de toutes ces newsletters que vous ne lisez plus. Et lorsque vous envoyez un mail, évitez de mettre une pièce jointe trop lourde. Allez, un dernier petit conseil : stockez uniquement le nécessaire sur le Cloud ou un autre espace de stockage en ligne.

Pour en apprendre encore plus sur le numérique responsable, n’hésitez pas à vous abonner la newsletter Recommerce ! Actu green, bonnes nouvelles et astuces seront au rendez-vous.

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