Qu’est-ce que la Green IT ?

Temps de lecture : 5min 28sec

Nos smartphones, ordinateurs, tablettes ou tout autres objets connectés nous accompagnent tous les jours. De plus en plus performants et précis, ils deviennent presque indispensables à notre quotidien. Utiliser son téléphone comme un GPS, consulter ses mails sur sa montre connectée, regarder une série tout en scrollant son feed Instagram… Tous ces gestes sont loin d’être anodins pour la planète.

 

Dans ce monde ultra-connecté, difficile de penser à notre empreinte numérique. Et pourtant, elle est bien réelle. Alors comment rendre l’informatique plus durable et faire de l’écologie numérique ? Quelles sont les bonnes pratiques pour réduire le bilan carbone du web ? Recommerce vous explique tout sur la green IT !

 

La green IT, késako ?

Avec tous les nouveaux concepts autour de lécologie digitale, ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver.

 

Mais rassurez-vous, on commence par vous donner la définition de la green IT. Si vous entendez parler de green technologie, d’informatique verte, d’éco-TIC ou de green computing, c’est la même chose.

 

Toutes ces notions désignent simplement les démarches qui visent à améliorer l’empreinte environnementale, économique et sociale du numérique.

 

Dans les entreprises, c’est la direction des services informatiques (DSI) qui s’occupe de mettre en place ces actions. L’objectif à garder en ligne de mire : réduire les impacts négatifs sur l’environnement et rendre l’informatique plus vert.

 

Face à l’urgence climatique et à l’essor exponentiel des outils technologiques, la green IT est un enjeu de taille.

 

La green technologie en action

La théorie c’est bien, mais la pratique, c’est encore mieux ! Comment la Green technologie a-t-elle évoluée depuis ses débuts ? Les entreprises jouent-elles le jeu ?

 

Un peu d’histoire sur l’évolution de l’informatique vert

Tout a démarré en 1992 avec le lancement du premier label TCO.

 

À partir des années 2000, le dérèglement climatique devient de plus en plus connu auprès du grand public. Plusieurs études commencent à s’intéresser à l’écologie numérique et aux impacts des outils technologiques sur l’environnement.

 

Ce n’est qu’à partir de 2007 que le Green IT fait ses débuts en France. Les sujets de fond comme le cycle de vie d’un produit, la raréfaction des matières premières, l’éco-conception ou la dimension sociale ne sont pas encore abordés. Les entreprises se concentrent plutôt sur la consommation électrique, la dématérialisation des documents papiers et la réduction d’impression. C’est déjà un bon début !

 

Mais malheureusement, les entreprises s’en servent surtout pour véhiculer une image plus verte et améliorer leur communication. Le greenwashing était déjà d’actualité…

 

Il faudra attendre 2010 pour que l’informatique durable se démocratise et devienne un objectif important aux yeux des grandes entreprises. Les médias commencent à évoquer l’obsolescence programmée, les déchets électroniques, le recyclage, l’extraction des métaux rares, etc.

 

Avec la création de l’Alliance Green IT (AGIT) en 2011, le numérique responsable prend de plus en plus d’ampleur.

 

En 2012, la Green IT prend enfin son envol. Le développement durable et la pollution numérique sont désormais au cœur des préoccupations.

 

De nombreuses entreprises lancent des appels d’offres avec des exigences sociales et environnementales ambitieuses. En alliant la transition écologique au numérique, les performances RSE d’un produit ou d’un service s’améliorent. Un vrai plus pour se différencier !

 

Pendant ce temps, la low-tech commence à faire son chemin et à conquérir les utilisateurs. Mais il faut rester vigilant face à un éventuel effet rebond. Eh oui, les objets connectés se multiplient de jour en jour, ce qui n’est pas sans conséquence sur le Big Data. Maintenant, l’histoire reste à écrire…

 

Ce que les entreprises mettent en place pour la transition énergétique

Concrètement, qu’est-ce que ça donne auprès des entreprises ? Les efforts fournis sont-ils à la hauteur de leurs projets ? Voici les éco-gestes qui sont mis en place :

  • Réduction des e-mails et des impressions grâce à un système de partage de documents et de communication interne ;
  • Suppression régulière des logiciels qui ne sont plus utilisés ;
  • Mise à disposition d’imprimantes partagées et de papier recyclé ;
  • Utilisation d’un système d’identification sur les imprimantes et intégration d’une charte graphique avec des critères environnementaux ;
  • Valorisation des équipements (téléphones portables, tablettes, ordinateurs…) en favorisant l’achat reconditionné, la réparation, le réemploi ou la location ; 
  • Prise en compte des critères durables et RSE pour choisir les fournisseurs.

 

Notre article sur l’indice de réparabilité des smartphones va vous aider à trouver le smartphone le plus facilement réparable.

 

À quoi va ressembler le monde informatique de demain ?

À l’heure où la 5G est prête à être déployée et où le numérique évolue en permanence, difficile de savoir comment le digital va évoluer.

 

Ce qui est sûr, c’est que le.la refresher qui sommeille en vous va agir pour le bien de l’environnement.

 

Attention au spoiler, le reconditionné sera au rendez-vous !

 

L’achat d’occasion ou de reconditionné doit devenir un réflexe, mais à une seule condition : vous devez utiliser votre téléphone ou votre ordinateur jusqu’à ses derniers instants. Une fois qu’il ne fonctionne plus du tout, vous pouvez vous faire plaisir en cherchant un nouveau modèle reconditionné !

 

Dans ce cas-là, votre empreinte écologique est encore plus intéressante : prolongation de la durée de vie d’un appareil numérique, économies par rapport à l’achat du dernier iPhone tout neuf, meilleur impact environnemental… La planète vous remercie.

 

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à limiter le temps passé devant votre écran (oui, oui, binge-watcher sa série Netflix pollue aussi !), à faire le tri dans vos e-mails et à stocker le moins de fichiers possible sur le Cloud.

 

Promis, vous allez survivre sans cette 35e photo de votre chat. Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. Si tout le monde s’y met, l’avenir du numérique sera bien plus vert d’ici quelques années ! En attendant, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter de Recommerce. Vous y apprendrez plein de choses sur le numérique responsable.

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